Une morsure qui coûte cher !


Du 13ème jour du mois de juillet 1701 avant midi, par devant nous René RONDELOU, notaire et tabellion royal héréditaire reservé au bourg de COSSE LE VIVIEN, furent présents en leurs personnes établies :

Louis DUPONT ( n° sosa: 610 ) marchand demeurant au village de la Filonnière paroisse du dit Cossé faissant pour Jeanne SALLIOT, 70 ans,(n° sosa 1221) sa mère de laquelle il s'est fort et à promis lui faire avoir ces présents pour agréable d'une part, et Catherine SOUTIF veuve de Jean BUFFRAN demeurant au village de la Frenouze dite paroisse de Cossé d'autre part.

Entre lesquelles parties a éte fait ce qui suit, sur le chien de la dite SOUTIF aurait mordu à la jambe la dite SALLIOT le jour d'hier, pourquoi le dit DUPONT serait sur le point d'entreprendre la dite SOUTIF et lui susciter un procès, pour auquelle éviter ils se sont accordés et accomodés comme ensuit.
C'est à savoir que la dite SOUTIF a promis et s'est obligée sous l'hypothèque de tous ses biens présents et futurs à payer et satisfaire le Sieur de la Touchardière, maître chirurgien, qui traite la dite SALLIOT de sa morsure de tout ce qui lui pourra appartenir pour la guèrir toute fois et tant qu'elle en sera requise.
Et de donner en outre pour tous dépens et intérêts au dit DUPONT ce acceptant pour la dite SALLIOT dès demain trois boisseaux de blés seigles mesure de Chateau Gontier, (....), présents André Pannetier Sieur des Fougerais et René Marteau sieur du gravier qui ont signés et les parties dit ne savoir le faire.
Et le 8 Août 1702 avant midi par devant nous René RONDELOU, notaire, ont comparu René Thoreau Maître Chirurgien demeurant en ce bourg et déclarant avoir traité et guéri Jeanne SALLIOT de sa morsure, le dit Dupont avoir été payé des trois boisseaux de blés seigles .

 

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